Assemblée Législative de la Nouvelle-Écosse

Les travaux de la Chambre ont repris le
21 septembre 2017

Extraits rédigés par Martin F. Tupper

Hawthorne a dîné un jour avec L., accompagné d’un ami de Salem.  Après le dîner, cet ami a dit ceci : « J’essaie de persuader Hawthorne d’écrire une histoire basée sur une légende acadienne, toujours répandue là-bas, celle d’une jeune fille, qui, pendant la dispersion des Acadiens, fut séparée de son amant et passa sa vie à l’attendre et à le chercher. Elle le trouva mourant dans un hôpital alors qu’ils étaient tous les deux âgés. »  Je m’étonne que cette légende n’ait pas piqué l’imagination de Hawthorne, et lui ai dit : « Si vous avez vraiment décidé de ne pas vous en inspirer pour écrire une histoire, en ferez-vous pour moi un poème? »  Hawthorne accepta et promit d’ailleurs de ne pas traiter le sujet en prose jusqu’à ce que L. voie ce qu’il pouvait faire en vers.

Lettre de Samuel Longfellow

Cambridge, Massachusetts

14 janvier 1884

Monsieur,

En l’absence de ma nièce qui est en voyage en Europe, votre lettre par laquelle vous demandez l’autographe de son père m’a été remise.

J’ai trouvé la page d’accompagnement écrite de sa main.  Elle me semble tout à fait adaptée à votre but, puisqu’elle comporte non seulement l’autographe de l’auteur d’Évangéline, mais également l’origine de ce poème telle qu’expliquée par celui-ci.

J’ai le plaisir de l’envoyer pour qu’elle soit placée dans la collection d’autographes de la Bibliothèque provinciale de la Nouvelle-Écosse. J’ai ajouté une signature du poète.

Et puisque je viens de découvrir une lettre de Martin F. Tupper, auteur de l’ouvrage « Proverbial Philosophy », en lien au même poème, je prends la liberté de le joindre à la présente. Avec mes meilleurs vœux pour le succès et la prospérité de votre établissement.

Je vous prie de recevoir, Monsieur, mes plus sincères salutations.

Sam Longfellow